V François Séjournet

V - François Séjournet & Marguerite Ghodin - copie.jpg1.1.4.6.14 | François Séjournet, bp Ath 9 mars 1499 (ss: maître Jacques Séjournet, Jean Viset et sa belle mère, ainsi que la femme du dit Jean de le Hove, dit Houart), †dernier jour d'octobre 1576, « inh. emprès Saint-Christophe et Saint Crespin » Comme ses ancêtres, il fut aussi à Ath, un homme important : échevin d'Ath en 1528-29-46-48-63-64-70 et en 1571, bourgmestre d'Ath en 1549, échevin de l'abbaye de Liessies en 1528-29-32, 1547-49, mayeur en 1537 et le 28 juin 1561-64-75 et 1576, échevin de Notre-Dame du Refuge en 1528, 1529, 1532, 1548, 1549, 1556, 1563, 1569, 1570, 1571 et 1572. Il fut homme de fief et seigneur de Cantaraine. Il reçut cette seigneurie de son père, le 1er avril 1524, et en fit le relief le même jour. Par l'acte d'avis de ses père et mère du 29 août 1519 il reçut les fiefs amples de Maffles, sis à la seigneurie de Lescourtils, ainsi que le fief du Quesnoy à Blicquy, y compris trente bonniers, neuf journels et vingt cinqs verges, y tenant. Il acheta de son frère Jacques le fief du Chasteler, que celui-ci avait hérité le 30 avril 1530 de son cousin germain Louis de Montigny.

Il scella deux actes de l'hôpital de la Madeleine, le 24 octobre 1560 et le 2 octobre 1561. Tous deux présentent un beau sceau muni d'un écu aux trois anilles, heaume couronné, de profil, tête d'aigle entre un vol banneret. Légende : Franchois Séjournet) [FOR1976, p. 10, sceaux 6 et 7]

Le 25 août 1565, il acheta de Jehan Molle, greffier de Fosses y demeurant, deux terres en la couture de Beaumont venant à la femme de Jehan Molle par la suite du trépas de maître Jehan de Thézin, son frère advenu au mois de septembre 1563,

x Ath 23 avril 1524 (31 mai 1524) Marguerite Ghodin ( tome 4 | Ancêtreclopédie 8193), issue d’une notable famille d’Ath, †19 mars 1588 « par ung samedi, nuict du Letare environ IX heures du soir, Est inh. emprès de son marry, jeune veuve de Julien de Ghistelle dit le Torder », marraine en 1529 de Jean Séjournet. Le 31 mai 1574, François et Marguerite célébrèrent à Ath leur jubilé d'or. Armes : d'azur à trois tours d'or, au chef d'argent, chargé d'une aigle éployée de sable. Ils eurent huit enfants, dont Jacques, qui suit VI/6.

1550 ca Ath Plan de Jacques de Deventer, Atlas topographique des Pays-Bas, II, pl. 19.jpg

1550 ca - Ath (plan de Jacques de Deventer)

1.1.4.6.14.1 | Joachim Séjournet, bp 1er avril 1527 en l’église Saint-Julien à Ath (susc. Joachim Séjournet et Julien Ghodin ; Demoiselle Marguerite de Wadripont espeuse à Arnoul de Saint Genois, et Jenne Flècquière, femme à Joachim Taisnier, et Anne Ghodin espeuze à Vinchien Bisou, dit Bouseau). Il fut homme de fief du comté de Hainaut, bourgeois et échevin d'Ath, d'Arbre et de Lièssies. D'après le chevalier Parthon, en 1564 il était bailly du fief de Manage au Bois pour noble homme Adrien de Saint Genois, écuyer, seigneur dudit Manage au Bois, Hembise, Beaulieu, etc. Il fit le relief du fief du Chasteler, vers 1588, suite à la succession de son père. Il est mentionné dans de nombreux actes. Joachim fut échevin d'Ath, le 7 août 1560, puis il est mentionné comme tel, en 1561-63-66-67-76-77-78-79 et 1592.

1552 Joachim.jpg1550 Joachim.jpgIl eut évidemment son sceau, aux trois anilles, avec heaume et lambrequins. Cimier, l'aigle issante. Légende S. JOACHIM SEIOURNET [Archives d'Ath, collection de sceaux détachés, anno 1550]. Sur un deuxième sceau daté du 11 octobre 1552, on retrouve l’écu aux trois anilles. Armes pleines. Heaume posé de fasce, sommé d’une couronne à trois fleurons et deux perles, chacune intercalée entre les fleurons. Tête et col d’aigle, entre un vol banneret. Lambrequins. Légende : Joachim Seiournet. [FOR1976, p. 10, sceau 5]

Lors de l'occupation d'Ath, en 1578, par les troupes du prince d'Orange, Joachim, échevin d'Ath, se fait rembourser par le Massard d'Ath, les frais que lui occasionna son déplacement à Anvers, le 10 août « pour y avoir esté le XXe d'août, vers Son Alteze l'Archiducq Mathias, le prince d'Orenge et les Estats Généraux pour procurer l'issue de deux compagnies estante en garnison en ceste ville (Ath), lequel a esté neuf journées à IIII liv. chacun jour - at esté payé XXXVI liv. t. ».

* Item. - « à Joachim Séjournet et Henry Bouseau eschevins, pour avoir estés aux Estats qui se tinrent en la Ville de Mons le XXX de juillet et pour icheulx avoir déboursé certaine somme, appérant par leur quictance - ont esté payer : LXVI liv V s.t. »

* Item fo 4. - « à Joachim Séjournet, eschevin, pour avoir esté en la Ville de Mons, vers Monseigneur le comte de Lalaing (grand bailli du Hainaut) pour les affaires de la ville », etc. [RUZ].

Il habita à Ath, très probablement, la maison qu'il avait achetée le 20 avril 1560, comprenant, outre celle-ci, « cour, jardin et entrepresure, que l'on appelle la maison de le Plancque, rue des Marais, ayant le dit héritage, issue et vuidence, tenant et joindante la porte des arbalestriers, à l'opposite de Haulte-Plancke ».

Selon un chirographe d'Ath du 17 septembre 1580, il est mentionné comme demeurant à Saint-Ghislain, et dans un chirographe athois du 9 novembre de la même année, Joachim Séjournet, bourgeois, demeurant à Saint-Ghislain, vend la maison appelée communément la maison de la Plancque rue du Marais, avec trois autres maisons et la moitié d'une quatrième [RUZ]. Peut-être, s'était-il réfugié à Saint-Ghislain, suite aux guerres qui dévastèrent à cette époque le pays d'Ath ? se demanda le baron Edgard Forgeur [FOR1972].

Il a dû mourir vers 1597, et probablement chez son fils Jacques, car il fut enterré à Belœil, x A) Franchoise Bidault, fille de Julien, en son temps lieutenant châtelain d'Ath, laquelle mourut le 22 octobre 1557; B) demoiselle Jehanne Lauwins, + 2 mars 1589, et inh. « emprès St Crespix » [SEJ1477/1731], veuve de feu Jacques de Baudrenghien, écuyer, seigneur de Gomenpont, du Jardin, Bel, etc.

Ils eurent, du premier lit

1.1.4.6.14.1.1 | Catherine Séjournet, x Saint-Ghislain 15 novembre 1583 Michel Canyot, bourgeois de Mons. Le contrat fut passé à Saint-Ghislain, devant les féodaux Jean de Buignies, Jacques Séjournet et Jean de le Cambe. Notaire : sire Martin de Thésin, prêtre, notaire apostolique. Elle est conduite par son père Joachim, et dite, née de feue Franchoise Bidault, et accompagnée de son frère Jacques Séjournet, bailli de Ladeuze, et de son beau-frère Jean de le Cambe; lui est accompagné du Sr de Buignies. Le Livre de raison dit, qu'ils eurent trois enfants Pierre, Marie et Bonne.

1.1.4.6.14.1.2 | Franchoise Séjournet, † sans hoirs 19 février 1586, x par contrat le 2 juin 1577, Jehan de le Cambe, receveur et greffier de Blicquy. Il était accompagné de Georges Cousin son beau-frère, et de Joachim Séjournet père de Franchoise, et elle de Jacques Séjournet son frère, de Pierre de le Plancq et de Jean Derbau.

1.1.4.6.14.1.3 | Jannette Séjournet. Les comptes du Massard d'Ath de 1554, mentionnent une rente viagère de XX livres de rente, émise cette année-là, aux vies de Joachim Séjournet, de demoiselle Franchoise sa femme, et à leur fille Jannette Séjournet, échéant le 10 février de chaque année [RUZ]. Jannette ne se maria pas.

Du second lit

1.1.4.6.14.1.4 | Jacques Séjournet, bailli de Ligne [SEJ1477/1731], † ca 1630, x demoiselle Barbe du Wet, ou du Welz, †/1626. Il habitait le château de Ligne, fut propriétaire du fief du Chasteler, et selon le chevalier Parthon, il fit le 8 janvier 1626, son avis à ses enfants, en présence de Denis Feignart et de Jacques Aulent, hommes de fiefs de Hainaut. Ils eurent deux fils et trois filles, qui suivent

1.1.4.6.14.1.4.1 | Florent Séjournet, l’aîné, il reçut de son père le fief du Chasteler, lequel, s'il décédait sans hoirs, devait revenir à son frère cadet Jacques, ce qui dut arriver, car il serait mort célibataire à Ath, en 1641. Il fut porte cornette de la compagnie du comte de Nassau.

1.1.4.6.14.1.4.2 | Jacques Séjournet, ° château de Ligne, vers 1610. Il entra dans les ordres, et il fit sa profession religieuse, le 2 mai 1630. A cette occasion, il se déshérita, le 2 juin 1631, au profit de sa soeur Marie, d'un fief ample, sis à Maffles. « Etant jeune religieux, Jacques fut envoyé à Mons par l’Abbé Farinart » (Abbé de l’Abbaye de Cambron de 1614 à 1633), « pour y faire sa théologie morale; nommé ensuite chapelain à l’Abbaye de La Cambre, il en revint pour être maître-d’hôtel à Cambron » [MON1876, p. 139]

Le 9 Xre 1649, il fut nommé 36ème Abbé de l'Abbaye Notre-Dame de Cambron, par l'archiduc Léopold (Conseil d'Etat), et béni à Epinlieu, le 21 mars 1650, par l'abbé d'Aulne, dom Edmond Jouvent. C'est lui qui signa, le 4 mai 1661, l'acte de recognition joint à la relique de sainte Sybille de Gages, remis à l'église de Saint-Géry à Braine le Comte. Il avait succédé à l'abbé Jean de Coeme.

1649: - Meuble aux armes des Séjournet et de l'abbaye de Cambron-Casteau se trouvant au château d'Ecaussines-Lalaing FOR1976, p. 61.jpg

Il portait les armes pleines des Séjournet, surmontées de la mitre et de la crosse, tournée vers l'extérieur.

Jacques Séjournet administra l'abbaye pendant douze années et apporta des améliorations au monastère et à l’église. "Il fit refondre dans de plus grandes dimensions les cloches de l’église et celles de la chapelle de Notre-Dame" et "fit rehausser le crucifix, et monter les deux jeux d’orgues" [MON1876, p. 259]. Selon le même auteur, "La Haute-Porte et la Basse, semblables à des entrées de villes, avaient été construites par l’Abbé Séjournet en même temps que le corps de logis et la remise de carosses contigue, nommés le quartier du bailli" [MON1876, pp. 156 et 157].

Jacques était député aux Etats à Mons, lorsqu'il mourut au refuge de l'abbaye de Cambron, en cette ville, le 10 mars 1662. 

Ses restes furent transportés à Cambron, et placés sous une pierre tumulaire, sur laquelle on lisait Hic jacet R. admodum dominus Sejourné XXXVI abbas Cambronensis, qui duo decimi annis et duobus mensibus huit proefuit Monasterio magna cum lande, et obiit, 10 martii 1662. Anima ejus requiescat in pace. « C'était un homme d'un extérieur noble et gracieux, et d'un caractère affable. On ne sortait de chez lui que le coeur satisfait. Il imita les vertus de ses ancêtres, et en particulier, leur dévotion, envers le Saint Sacrement de l'Autel. »[MON1876, pp. 139 et 140] 

1.1.4.6.14.1.4.3 | Marie Séjournet, qui hérita de son frère Jacques, le fief de Maffles, x Nicolas de Houst, « lequel estoit neveu au fondateur Jean de Houst » [SEJ1477/1731]. D'après le chevalier Parthon, elle vivait mariée en 1626 et eut postérité.

1.1.4.6.14.1.4.4 | Catherine Séjournet, citée dans le Livre de raison, sans plus, et elle est mentionnée dans les comptes du Massard d'Ath, de 1591-1592, à propos d'une rente viagère d'un montant de dix livres, échéant le 10 février 1592. Dans ce compte du Massard, elle est dite fille de Jacques et petite-fille de la veuve de François Séjournet. Alors qu'elle était encore jeune fille, le chevalier Parthon la renseigne comme habitant chez son père au château de Ligne, le 8 juillet 1626. Elle épousa à Ath, en l'église Saint-Julien le 21 septembre 1627, Pierre Willame, bailli de Blicquy, lequel selon un embref du 16 mars 1632, était fils de Clément. Ils eurent plusieurs enfants, dont Florentine (° Ath, bp Saint-Julien 2 janvier 1630 (susc. Florentin Séjournet, son oncle 'le porte cornette'), † août 1637, car, selon les comptes de l'église Saint-Julien à Ath, c'est à cette époque, que furent célébrées ses funérailles) [RUZ].

1.1.4.6.14.1.5 | Jenne Séjournet, citée sans plus dans le Livre de raison. Selon le chevalier Parthon, elle vivait célibataire en 1626, au château de Ligne.

1.1.4.6.14.1.6 | Jacqueline Séjournet, x Maitre Gilles Grignon [SEJ1477/1731], demeurant à Saint-Ghislain et « desquels, sont descendus plusieurs enffans ».

1.1.4.6.14.2 | Isabeau Séjournet, bp Ath 7 septembre 1528, † 6 mai 1534, (susc. Vinchien Bouseau et Nicolas Séjournet ; Izabeau de le Hamaide, et Marguerite de Thézin épouse à Julien Ghodin)

1.1.4.6.14.| Jacques Séjournet, ° 7 août 1531, † mai 1532 (susc. Jacques Séjournet, frère audit Franchois, et Gifles Ghodin frère à la dite Marguerite ; Demoiselle Peronne de Ghislenghien espeuze à Nicolas Séjournet et demoiselle Jenne du Bois, espeuze à Nicolas Ghodin).

1.1.4.6.14.4 | Jean Séjournet, ° 20 novembre 1534 (susc. Jean Biset et Jean Willourt ; Demoiselle Claire du Bois, espeuze à Gilles Ghodin et, Claude de Thesin, femme à Jean Séjournet). Il fut religieux à l'abbaye de Liessies près d'Avennes, et lors de sa profession de foi, il fut dénommé Benoit, afin d'éviter toute confusion, avec son cousin germain, nommé aussi Jean Séjournet, fils de Nicolas. Jean devint donc sous le nom de Benoit, abbé de Saint-Adrien à Grammont; mais il fut consacré abbé, le 31 août 1586, dans la chapelle des soeurs noires à Mons car, son abbaye de Grammont (1) ayant été pillée par les Gueux, les moines, dès 1580, s'étaient sauvés à Mons dans leur refuge appelé la Maison de Sainte Croix. Ils retournèrent à Grammont, le 1 er septembre 1586.

A propos de l'exil des moins de l'abbaye de Grammont, on apprend du professeur Soens E. (Lic. phil., Gent) : "Een eerste Waal, die vanwege het hof benoemd was, Jean Hassart, durfde den last niet aanvaarden. Na een verweezing van twee jaren, kreeg de gemeente in haar ballingschap te Bergen een nieuwen Waalschen vader, in den persoon van Benedictus de Sejournet, die, na elf maanden verblijf op vreemden grond, in 1584 met zijn kudde en met de reliquieen van Sint Adrianus naar het vaderhuis terugkwam. Hij had echter noch den moed noch de bekwaamheid om in den dringenden nood te voorzien en wanneer hij ondervond dat het huffs met een gezamenlijke schuld van 150.000 gulden belast was, keerde hij terug naar zijn klooster van Liessies, bij Namen, waar hij zijne beloften gedaan had" [SOE1913, p. 283 et 284]

1.1.4.6.14.5 | Péronne Séjournet, ° « audit Ath, à la maison du dit Franchois, en la chambre par terre, le 14 août 1538 ». (susc. Nicolas Ghodin, frère à la dite Marguerite, et Pierre Ghodin, cousin germain à ficelle ; Demoiselle Peronne de Ghislenghien, espeuze à Nicolas Séjournet et Demoiselle Waudru Ghodin, espeuze à Jean Wilhourt). « Icelle est religieuse professe à Nazareth à Ath » [SEJ1477/1731].

1.1.4.6.14.6 | Jacques Séjournet , qui suit VI

1.1.4.6.14.7 | Marguerite Séjournet, ° Ath 23 janvier 1544, bp en l'église Saint-Julien, par Messire Julien Brancart (susc. Michel de Glarges et Pierre Moreau ; Marguerite Séjournet, veuve de feu Nicolas Flecquiere et Marguerite Malapert, femme à Jacques de Beart). Elle est citée, en 1554, dans les comptes du Massard d'Ath, au sujet des intérêts échus, d'une rente viagère, à son nom et à ceux de son père Franchois et de son frère Jacquet. Elle fut mariée, le 3 août 1574, à Pierre de le Plancque, demeurant à Trois Rois. Les noces eurent lieu à l'hôtel de Liessies à Ath. Elle mourut sans enfants, le 3 avril 1583, et fut inhumée en l'église Saint-Julien à Ath, « emprès St Christophe et St Crespin ».

1.1.4.6.14.8 | (fille) Séjournet, ° « 22 janvier 1552, environ X heures du soir, fut baptisé par la sage femme sur la mère, et morut soudain; fut mise en terre en la chapelle de sire Arnou Sejournet, derrier l'autel St Julien, et estoit une fille belle et grande » [SEJ1477/1731].

 

 Notices

- Bidault | Famille du comté de Hainaut, anoblie, le 17 avril 1598, ayant comme armoiries : de gueules au barbeau d'argent posé en bande, accompagné de deux étoiles du set ond. Cimier : deux barbeaux adossés au naturel, les têtes en bas [Armorial Général de J. B. Rietstap].

- Caniot | Le chevalier Parthon, donne à Michel Caniot les armoiries suivantes d'azur au chevron d'or, accompagné en chef de deux étoiles de... et en pointe d'un oiseau de... (tiré de de Raadt sceaux). Voir aussi sur cette famille, le Parchemin, juillet-août 1974, série n° 172 c.

- Chasteler (fief du) | Le 31 juillet 1433, devant Pierre Mainsnier bailli de Ligne et de Belceil, pour Haut, Puissant et Honoré Sgr de Ligne, le dit Sgr de Ligne, achète à Willaume Buisson, le fief dou Casteler, pour en faire don à sa fille illégitime Isabelle, avec usufruit à sa mère, sa vie durant, demiselle Marie de Fero; ce fief sera exempt de tout hommage, et se comprend en cinq journels ou environ. Vers 1480, il appartenait à Louis de Montigny, écuyer, qui le laissa après son décès, arrivé le 30 avril 1530, à son cousin germain qui suit; le 26 novembre 1531, relief du fief du Casteler par Maître Jacques Séjournet, chanoine à Namur, lequel le vend le même jour, à son frère François Séjournet. A cette époque, ce fief comprenait : « une maison, cour, granche, estable, portes, fossez, motte, gardins, prés, entre et entrepresures, d'une contenance de trois journels ou environ, gisant à Oye, relevant de la dite seigneurie d'Oye (Chapelle à Oye lez Leuze) appartenant au Sgr. de Ligne, sis près de Reveau, tenant au rieu qui mène dudit Oye à l'héritage de la Maison de le Tenre d'Anvaing, plus quatorze bonniers de terres et pastures sur Reveau, etc... Vers 1588, Joachim Séjournet, fit relief dudit fief en succession de son père. Le 17 février 1584, la veuve de François Séjournet, loua pour neuf années la ferme du Chasteler, ainsi que trente bonniers y tenant. La famille Séjournet, possédait du reste trente bonniers, autour de la ferme du Chasteler en 1524, provenant de la succession de Louis de Montigny.

- Citeaux (Abbaye de l'Ordre de Citeaux) | fondée en 1148, par saint Bernard, grâce à la générosité d'Anselme de Trazegnies, seigneur de Peronne lez Binche, chanoine du chapitre de Soignies, lequel faisait partie d'une des plus riches et puissantes familles du comté de Hainaut. Les travaux de l'abbaye commencèrent en 1160, et furent terminés en 1240. Gui de Laon, évêque de Cambrai la consacra. L'abbaye de Cambron eut une grande influence au point de vue religieux et politique durant plusieurs siècles. Elle fut dirigée, au cours de son histoire, par quarante quatre Abbés, et forma sous certaines prélatures, une communauté de septante religieux. Elle fut très riche, mais cette richesse amena peu à peu sa décadence, et la révolution française l'anéantit. Voir sur l'abbaye de Cambron, l'article de Monsieur C. Monnier, publié dans les Annales du Cercle archéologique de Mons, tome XIV-et aussi au sujet de l'abbé Séjournet, dom Ursmer Berlière page 334 de la deuxième livraison de son « Monasticon Belge ».

- Grammont (Abbaye de Grammont) | de l'Ordre de Saint-Benoît, cette abbaye fut transférée en l'an 1081 de Dickelvenne à Grammont. Elle fut démolie en 1800.

- Lauwins | Famille de l'Artois. Armes : de gueules à la farce ondée, accompagnée en chef de deux croissants, et en pointe, d'une étoile, le tout d'argent [Armorial Général de J. B. Rietstap].

 

 Iconographie

- milieu du 16e siècle - Plan d'Ath par Jacques de Deventer, dans Atlas topographique des Pays-Bas, II, pl. 19, Bibliothèque nationale, Madrid

- Sceaux de Franchois Séjournet (V), datés du 24 octobre 1560 et du 2 octobre 1561.

- Sceau de Joachim Séjournet, 1550

- Meuble aux armes de Jacques Séjournet et de l'abbaye de Cambron-Casteau se trouvant au château d'Ecaussines-Lalaing [FOR1976, p61]

  

 Sources

SEJ1477/1731 / VER1943 / RUZ / PAR1945 / FOR1976

Livre de raison des Séjournet | tome 1 | LE FIL DU TEMPS Édition | Eric de Séjournet © 2010-2017

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